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Correction de "l'Histoire est elle concevable sans violence ?"

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Plusieurs introductions sont possibles. Le modèle proposé, n'est qu'un exemple parmi d'autres.

Chaque texte suit le plan suivant :

1. Mise en place du sujet.

2. Mise en crise du sujet.


Vous pouvez toujours m'envoyer vos propositions pour correction en
cliquant ici.

 

Exemple 1 :

La science historique est une accumulation de dates, déclarations de guerre, armistices et batailles. Dès lors, dès qu'on pense à l'histoire, la violence semble lui être consubstantielle.

Pourtant, on pourrait très bien imaginer (ce qui est un sens de concevoir) une histoire sans violence: la paix perpétuelle des utopies. La question est de savoir s'il pourrait encore y avoir une histoire dans cet état sans heurts ni conflits. Ne dit-on pas que les peuples heureux sont sans histoire(s) ?

(annonce du plan)

Exemple 2 :

Les journaux télévisés nous abreuvent d'images violentes. La violence semble indissociable de l'histoire humaine, en tout cas de notre quotidien.

Mais précisément, que retiendrons-nous de tout cela demain ? Cela fait-il l'histoire ? Tout événement passé restera-t-il dans l'histoire, du moment qu'il est passé (et violent) ? Certainement pas. Dès lors, si toute la violence n'est pas nécessairement historique, on pourrait concevoir (càd penser) une histoire sans violence.

Exemple 3 :

En chassant Eve du Paradis terrestre, Dieu lui dit : "Tu accoucheras dans la douleur" (In dolore parietur). On peut considérer que cet événement marque la sortie des temps édéniques et l'entrée de l'humanité dans l'histoire. Dès lors, la parole divine désignerait, plus que l'accouchement des femmes, le mouvement même de l'histoire. Pas d'histoire sans violence, donc. Il faudrait des révolutions pour que les choses avancent, que l'histoire se fasse.

Pourtant, des hommes ont osé concevoir une société idéale, où tout serait comme avant, comme au temps d'avant la chute. Si Candide est chassé du château de Thunder-Ten-Tronck par un coup de pied au derrière, il finit pourtant par revenir dans un autre jardin, au terme d'un voyage qui dessine le signe de l'infini à la surface de la Terre. Dès lors on peut se demander si cette histoire sans violence, quoiqu'impossible en fait, n'ait pas une valeur à titre d'idéal ? Introuvable dans les faits, jamais advenue, l'histoire sans violence jouerait pourtant le rôle de moteur de l'histoire.

 

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